Sur scène, ils sont trois : Philippe Lardaud, Jean-Christophe Quenon et Katia Lewkowicz, star montante du cinéma français. Le dernier à gauche muni d'un clavier et d'une console, les deux autres à droite de micros et d'un porte-voix. C'est tout.
Pourtant c'est bien assez! No way, Veronica! est un spectacle comme vous n'en avez jamais vu...ou entendu! Drôle, absurde et complètement éclaté, le texte est signé Armando Llamas. La pièce est présentée comme un film : générique avec présentation des acteurs, trame sonore complète et multiples rebondissements, de même qu'une bande-annonce finale. Il s'agit de l'histoire d'une micro-société de chercheurs d'une station météo subantarctique. Douches, échecs et pingouins peuplent leur quotidien paisible. Le groupe exclusivement masculin est soudainement perturbé par l'arrivée d'une femme pas comme les autres, Veronica. La mesquine nymphette, femme fatale dans tous les sens du terme, tentera sans relâche d'envahir la station. Votre musique dramatique préférée est insérée ici, l'accent étant mis sur l'ambiance sonore de la pièce. C'est à Katia Lewkowicz que revient la tâche de faire toutes les voix de personnages et aux deux comédiens/musiciens de jouer les rôles de narrateurs, bruiteurs, figurants et musiciens. C'est réussi, mais le spectateur s'y perd un peu parfois, comme dans toute bonne science-fiction d'ailleurs. Du travail de mise en scène de Jean Boillot, combiné aux compositions de David Jisse, résulte une pièce aux allures de "faux film hollywoodien", version années 60/70/80. Du théâtre comme au cinéma!
Peut-être serez-vous tenté par l'idée d'écouter la pièce les yeux fermés? N'en faites rien. Il faut voir pour mieux entendre No way, Veronica!, une pièce en accent aigu, du théâtre en décibels. Encore une fois, Jack Udashkin et Jérémie Niel du Théâtre Lachapelle ont vu juste. À ne pas manquer.
No way, Veronica!
13 au 17 octobre 2009
Théâtre Lachapelle
514-843-7738