À l’aube de leur quinzième anniversaire, les Vulgaires Machins sont retournés en studio avec le réalisateur Gus Van Go (Me, Mom & Morgentaler) pour enregistrer un nouvel opus. Les membres (Guillaume au chant et à la guitare, Marie-Ève au chant, à la guitare et au piano, Maxime à la basse et Patrick à la batterie) promettent sur leur blogue un disque encore «meilleur que Compter les Corps», qui leur avait rapporté la consécration des fans et de la critique à sa sortie en 2007 ainsi que plusieurs prix prestigieux… Ça promet.
Magazine Urbain s’est entretenue avec le chanteur du groupe.
MU: Comment est-ce que tu décrirais le son du nouvel album par rapport aux précédents?
Guillaume Beauregard: Requiem pour les sourds est définitivement dans la même lignée que Compter les Corps, mais on a essayé d’aller encore plus loin cette fois-ci, autant dans la recherche sonore que dans l’esthétisme. Je dirais que cet album est plus organique. Il se rapproche plus du son du groupe dans notre local de répétition. On a aussi essayé de se distancer du punk rock californien à la Green Day ou Sum 41 auquel on nous associe depuis nos débuts. On a beaucoup travaillé le piano et l’orgue. La démarche a vraiment été plus instinctive aussi, moins réfléchie.
MU: Et les textes?
GB: Encore là, les textes ont été très instinctifs. Je cherche encore le négatif dans tout ce que j’aime dans la vie… Pour moi, écrire, c’est un peu un concept de soupape: j’en profite pour sortir les démons qui me suivent. J’ai tout de même essayé d’aborder d’autres thèmes que je n’osais pas trop explorer avant. C’est le cas de la pièce Glace noire, qui est un hommage à nos fans et aux gens qu’on a croisés sur la route pendant notre tournée. Je crois que les textes sont plus émotifs; ils ont plus d’humanité. Ils sont plus drôles aussi. Sans se prendre au sérieux, on aborde nos états d’âme.
MU: Parlant de tournée, vous avez fait plus de 600 spectacles après la sortie du dernier album. Est-ce que vous voulez en faire autant pour Requiem pour les sourds?
GB: On aimerait ça. C’est ce qui fait que nous sommes encore un groupe après 15 ans d’existence. On a fait le Québec en long et en large et on va continuer de le faire. Il nous est arrivé de donner des spectacles devant trois personnes dans des petites salles de région. Ça ne nous a jamais dérangés.
MU: Comment est-ce que les Vulgaires Machins ont vieilli en 15 ans?
GB: Je peux juste être fier de nous autres. Être fier de nos accomplissements, mais aussi de notre relation. On a encore beaucoup de plaisir à travailler ensemble. Ce n’est pas le cas de tous les bands qui ont commencé à la même époque que nous et qui n’existent malheureusement plus aujourd’hui à cause de leurs conflits internes.
MU: Est-ce qu’il y a un facteur de stress pour vous à la sortie d’un nouvel album?
GB: Oui et non. On ne veut pas se planter. Sortir un album, c’est aussi tout recommencer à zéro. On doit aller reconquérir notre public ou aller en chercher un nouveau. Mais ce n’est pas ça qui est important pour nous. On est super contents du travail qu’on a fait et on a hâte que les gens entendent le nouvel album. C’est tout ce qui compte… qu’on soit satisfaits de nous-mêmes.
L’album Requiem pour les sourds sortira en magasin le 2 mars prochain.
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