On l'attendait depuis longtemps ce N97, disponible depuis plusieurs mois en Europe, cet iPhone killer est enfin arrivé au Canada peu avant Noël.
D'aspect extérieur, il a vraiment la classe avec une finition très belle. L'ouverture du téléphone permettant d'accéder au clavier, bien qu'elle soit en plastique n'a pas flanché, malgré qu'on y soit allé vraiment très fort, ce téléphone durera longtemps.
Doté d'un écran tactile, celui-ci permet de composer les numéros à appeler facilement grâce à une très bonne réaction tactile. Si l'on veut écrire un courriel, il suffit de laisser le clavier se découvrir pour accéder au clavier. Très complet, ses touches sont par contre un peu petites et forcent à écrire du bout des ongles ou des doigts pour ne pas faire de fautes de frappe, là encore, la finition est soignée et inspire confiance.
Le son est très bon et on distingue clairement son interlocuteur, et si ce n'est pas assez le haut-parleur, qui aurait pu être plus puissant mais assure quand même bien la job, est disponible.
Dans les fonctions annexes on peut citer l'émetteur FM qui permet de jouer vos mp3 directement sur l'auto radio, mais l'essai réalisé sur l'autoradio de série d'une Toyota Yaris n'a pas été convaincant avec un grésillement très présent. Plusieurs applications peuvent aussi être téléchargées depuis la boutique en ligne de Nokia, avec entre autres les réseaux sociaux comme Facebook très faciles d'accès.
Côté pratique, je loue la mise en veille et le déverrouillage qui s'effectuent avec un bouton poussoir sur le côté. Par contre, les menus d'ordinaire si limpides de Nokia laissent ici place à quelque chose d'incompréhensible la première fois , on est obligé de naviguer un moment avant d'avoir retenu comment accéder aux options de la bête.
Dans les fonctions multimédias, la mémoire de 40 Go offre un bon espace de stockage, par contre, l'absence de lecteur de carte micro SD risque de se faire sérieusement désirer sa limite de stockage. La caméra reste comme d'habitude sur ce genre d'appareil une caméra d'appoint, il faut de la lumière pour que l'image n'ait pas de bruit sur les photos. Même chose en mode caméra, le bruit peut être important et la définition juste bonne pour capturer une petite scène du quotidien, n'allez donc pas tourner avec vos films de vacances avec.
Pour se repérer, on a droit à un GPS fourni par OVI totalement gratuit. Certes, ce n'est pas encore un Tom Tom, mais ça marche très bien, c'est rapide, réactif, un excellent point.
Même si j'ai vraiment bien aimé ce téléphone de par son ergonomie, sa facilité d'utilisation et sa classe naturelle, trois défauts à mon sens viennent entacher ce cellulaire.
Outre les menus compliqués dont je parlais plus haut, les modes à sélectionner pour les transferts de données lorsqu'on le branche à un ordinateur (dans mon cas un PC sous Windows 7) sont là pour compliquer la vie et rien d'autre. Plusieurs modes de transmissions des données types -multimédia-... sont à sélectionner. Si on choisi le mauvais, impossible de glisser une vidéo capturée dans l'ordinateur, il faut déconnecter le N97 et recommencer l'opération en sélectionnant le bon type de transfert, c'est totalement inutile alors que du plug and play ne coûtait rien et aurait moins compliqué les choses. Dans la prolongation, le menu compliqué obligera à se plonger dans le manuel pour comprendre le fonctionnement du N97.
L'absence d'un lecteur de cartes SD joue sur le prix, avec une mémoire de 40Go le N97 est proposé à 200$ chez Bell ou 600$ seul. 16Go et un lecteur de cartes auraient permis de faire baisser le prix.
Troisième défaut, le prix. 600$ seul c'est vraiment trop dispendieux.
En résumé, le N97 est un excellent smartphone. Élégant, agréable à manipuler après une petite adaptation, résolument tourné vers le multimédia et vraiment convivial pour naviguer sur le net ou accéder aux applications sociales. La bonne surprise vient en plus de la présence d'une carte SIM chez un téléphone Bell, ce qui permettra de le recycler facilement chez un autre opérateur quand on choisira un nouveau cellulaire.