Extraits du guide Ulysse Hawaii, par Claude Hervé-Bazin
Maui no ka o’i! (Maui est la meilleure!) affirment ses résidants, fiers de sa beauté. Plages de sable clair à l’ouest et au sud, rouleaux ventripotents, paradis des surfeurs et des véliplanchistes, champs d’ananas et de canne à sucre au centre, pentes dénudées du volcan Hale’a’kala, pâturages verdoyants et forêt tropicale de l’est: l’île affiche sa diversité. La deuxième île de l’archipel avec 1 887 km2 et environ 130 000 habitants, toujours en tête des ventes (Waikiki excepté), elle voit défiler chaque année près de 2,5 millions de touristes. Et pourtant seul le quart de son territoire est habité.
Des attraits incontournables
Hale’a’kala
Constituant à lui seul les deux tiers de l’île, le volcan Hale’a’kala, la «maison du soleil», sorti des eaux il y a juste un peu plus de 900 000 ans, culmine à 3 055 m. Le cratère qui entaille son sommet est l’un des plus grands du monde, avec une circonférence de 34 km et une profondeur de 900 m. On a coutume de dire qu’il pourrait abriter toute l’île de Manhattan. Il n’est toutefois pas, comme on pourrait le croire, la seule œuvre du volcanisme. C’est l’érosion pluviale, entaillant le sommet de torrents puis de vallées, qui, durant une longue période d’accalmie, créa cette vaste cuvette par effondrement. Lardé de bombes volcaniques, recouvert de cendres, le paysage reste lunaire, déclinant au hasard des compositions géologiques des tons de rouge, jaune, gris et brun. Sillonné de 43 km de sentiers, le Hale’a’kala se prête aux simples balades comme aux randonnées ardues de plusieurs jours.
L’arrière-pays
Loin des stations balnéaires très achalandées, les basses pentes du Hale’a’kala se couvrent de pâturages verdoyants piquetés de bosquets d’arbres, d’eucalyptus et de cactus incongrus. Aux abords des quelques bourgades, les champs de fleurs et de légumes s’emparent du paysage: grâce à l’altitude, on cultive ici pommes de terre et carottes, sans oublier les fameux oignons de Maui. Les fermiers furent si nombreux à s’installer ici au milieu du XIXe siècle, pour nourrir la ruée vers l’or, que la région fut surnommée Nu Kaliponi – la Nouvelle-Californie. Aucun grand complexe touristique ici, seulement des bed and breakfasts isolés profitant de la sérénité des lieux. Tout du long, la route 37 double l’isthme central en altitude, offrant de jolis points de vue sur la baie de Ma’alaea.
Big Beach
Longue de 1 km, large et prenant la forme d’un croissant, Big Beach s’adosse à un épais mur de végétation. Partie intégrante du Makena State Park, elle est la plus grande plage de Maui restée vierge de tout développement. Cela ne signifie pas pour autant qu’elle n’est pas très fréquentée les fins de semaine, mais, rassurez-vous, il y a du sable pour tous… Il est d’ailleurs si fin qu’on a même vu des gens y faire du ski! On peut se baigner et faire de la plongée-tuba par temps calme, à condition de ne pas trop s’éloigner à cause des courants.
Maui Ocean Cen-ter
Le Maui Ocean Cen-ter est reconnu comme le plus grand aquarium tropical au monde. Il mêle divertissement et éducation, tout en se consacrant à un programme de reproduction des tortues vertes et à la culture de corail. La visite est organisée de sorte qu’elle donne l’impression de quitter le littoral pour explorer des eaux de plus en plus lointaines et profondes. Des pans entiers de récifs sont reconstitués, sur lesquels se nourrissent des myriades de poissons colorés. Les explications fournies mettent en lumière le lien entre le milieu et la forme des espèces. Les liens à la culture et à la mythologie hawaïennes sont régulièrement évoqués.
L’Ocean Center abrite aussi le Whale Discovery Center, qui fournit une bonne introduction aux baleines, retraçant leurs migrations depuis l’Alaska vers Hawaii à l’aide d’une série de dispositifs interactifs qui intéresseront autant les adultes que les enfants. On y apprend plein de choses. Toujours dans le même bâtiment, on finit la visite par un tunnel à travers un grand aquarium à requins, régulièrement nourris par un plongeur.